Ceci n'est pas amoureux, ça n'est même pas animal, c'est comme automatique, tu vois des sortes de réactions en chaine. Des réactions hors de mon controle, mécanique, j'ai pas de pouvoir sur ces choses là.
Ce sont des baisers hors du temps, des caresses qui ne sont jamais suffisantes et puis il y a cette tension bien palpable, ces regards, et ma langue qui passe sur mes lèvres comme pour te dire "reviens", on ne se parle pas, on se touche simplement. Et de plus en plus tout s'accélère et on se retrouve à combattre le temps, il n'y a plus de règles entre toi et moi, à part peut-être celle de la loi du plus fort. Tu es toute petite fasse à moi, ça n'est pas bien difficile pour moi, alors tu te laisse faire sans résistance, tu m'incite juste à continuer, tu réponds, tu me mords. Et là tout s'accélère on ne distingue plus le vrai du faux, ton corps du mien, c'est comme si plus rien n'était matériel, les mouvements sont rapides, on les sent d'avance et tout s'intensifie. Mes ongles s'enfonce dans ta peau. Je ne sais plus si je suis toi ou si tu es moi, je ne sais plus ou je suis, ni dans quelle dimension. Je ne sais plus je me perds sans pour autant avoir envie de me retrouver, je te trouve et te retrouve alors à quoi bon me retrouver si c'est pour te perdre. Je défis le temps autant que je te défis. Et puis cette connection juste tactile, qui nous en fait perdre notre identité, mais putain à quoi nous sert-elle cette identité ? On se connait et on se reconnait, tu n'as pas besoin de ton nom pour être dans mes bras, je n'ai pas besoin du mien pour être dans les tiens, on est juste nous, inséparables, indivisibles. Je te connais et te reconnais. C'est une bataille, une chorégraphie qu'on connait par coeur sans pour autant l'avoir répétée. On se donne encore et encore jusqu'à n'en plus pouvoir. Et soudain dans un élan de lucidité tu murmure mon nom et le tiens me reviens en mémoire.
"Epouse moi!" c'est la seule chose qui me vient en tête. "Bordel épouse moi!" que dans leur réalité nos identités soient aussi confondues que dans la notre. Et puis il y a ce moment de calme après la tempête, celui où notre monde est au ralenti et ou tout se fait plus souple, quand mes mains se posent sur ton visage, tu respire, et pour moi ça devient la chose la plus précieuse au monde...




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De Kelly à Cherry.